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 Sobre a Deficiência Visual

Éveil des Sens

Enfant Aveugle
 

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Naître aveugle, ou le devenir dans la petite enfance, permet d’appréhender le monde directement avec ses quatre autres sens, et d’apprendre très tôt à les exploiter efficacement :

  • développer un toucher très fin, qui facilitera l’apprentissage du braille, la reconnaissance des objets et des lieux
  • savoir écouter précisément, pour une bonne conscience de l’environnement et un meilleur repérage dans l’espace
  • se servir de l’odorat et même du goût pour glaner de précieux indices supplémentaires

et aussi :

  • développer la mémoire qui, en l’absence de rappels visuels, tient une place primordiale.
  • acquérir une bonne conscience corporelle, la fluidité des mouvements, la justesse des postures, la confiance lors des déplacements... autant d’aptitudes bien plus difficile à acquérir quand on ne voit pas et qui nécessitent un apprentissage particulier.

 

toucher2
toucher 2

 

Toucher

Retrouvez sa galerie sur http://marietom.aminus3.com/

Il y a environ 2 000 terminaisons nerveuses par millimètre carré au niveau de la pulpe des doigts. La densité des points de tact est très variable sur la surface cutanée ; elle est à son maximum au niveau de la pulpe des doigts et de la face palmaire de la main : 100 à 200 par centimètre carré, alors qu’elle est de 28 au poignet et de 5 sur la jambe. L’appréciation de l’intensité de l’excitation a son maximum de finesse au niveau des doigts et son minimum sur le dos. L’acuité tactile, qui est la plus petite distance où deux contacts sont sentis séparés et que l’on mesure avec les deux pointes d’un compas, est de 1 mm à la pointe de la langue, de 3 à 8 mm à la pulpe des doigts (distance entre deux points braille : 3 mm) et de 45 mm sur la poitrine ; cette différence correspond à la densité des points de tact. Lorsque le contact est prolongé, la sensation diminue, puis disparaît ; notre corps n’a plus conscience de ce qui le stimule en permanence : la pesanteur atmosphérique, la pression des zones de contact avec les corps solides ou avec les vêtements, l’attitude et le maintien postural des différents segments des membres. Nous ne sentons pas de façon permanente nos extrémités, la main « oublie » le gant et le pied la chaussure ; une concentration de l’esprit sur ces points est nécessaire pour en reprendre conscience.


Quelques figures planes:

  • Cercle, rond
  • Ellipse, Ovale
  • Trait droit
  • Arc de cercle
  • Arc couronne
  • Vagues, serpent
  • Spirale
  • Cœur
  • Goutte
  • Demi-cercle
  • Croissant
  • Triangle scalène (quelconque), isocèle (2 côtés égaux) équilatéral (3 côtés égaux)
  • Secteur circulaire (part de tarte)
  • Carré
  • Rectangle
  • Losange
  • Trapèze (quelconque, rectangle = avec 1 angle droit, isocèle = 2 parties symétriques)
  • Cerf-volant


Parallèlogramme quelconque (côtés opposés parallèles)

5 côtés égaux : Pentagone

6 côtés égaux : Hexagone

7 côtés égaux : Heptagone

8 côtés égaux : Octogone

9 côtés égaux : Ennéagone, Nonagone

10 côtés égaux : Décagone

11 côtés égaux : Hendécagone

12 côtés égaux : Dodécagone On peut continuer autant qu’on veut, il suffit du nombre en grec + gone

Etoile à 5 branches / à 6 branches

 

toucher3
toucher 3
 

Quelques solides:

  • Sphère, boule (Sphère percée par un cône, Sphère percée par un cylindre…)
  • Cône (Tas de sable)
  • Cylindre (creux, oblique)
  • Anneau (à coupe sphérique, cubique, triangulaire…), couronne
  • Tore (pneu = anneau sphérique))
  • Tonneau
  • Ellicoïde (ressort)
  • Fuseau (quartier d’orange)
  • Calotte (demi citron)
  • Segment sphérique (tranche de citron)
  • Tronc de cône (abat jour)
  • Tronc de pyramide (pyramide décalottée)
  • Secteur sphérique (toupie)
  • Ellipsoïde (aplati = galet, allongé = ballon de rugby, œuf)
  • Berlingot
  • Soucoupe
  • Cube : 6 carrés
  • Tétraèdre : 4 triangles équilatéraux (pyramide à base triangle)
  • Octaèdre : 8 triangles équilatéraux
  • Icosaèdre : 20 triangles équilatéraux
  • Dodécaèdre : 12 pentagones
  • Cuboctaèdre : comme un cube tronqué dont les coins sont devenu des faces triangulaires
  • Pyramide à base rectangle
  • Parallélépipède rectangle = pavé = prisme à base rectangulaire
  • Prisme quadrangulaire (prisme à base carrée)
  • Prisme triangulaire (prisme à base triangulaire)
  • Prisme pentagonal (prisme à base pentagonale)

En savoir plus : http://www.mathcurve.com

 

toucher4
toucher 4

 

Quelques sensations:

Au toucher léger : adhésif, bosselé, douillet, doux, dur, calleux, collant, cotonneux, duveté, égal, feutré, glabre, glissant, gluant, gommeux, granuleux, gras, grenu, grumeleux, hérissé, lisse, lustré, moelleux, moite, mou, noueux, ouaté, pâteux, piquant, poisseux, poli, poilu, raboteux, râpeux, rêche, rugueux, satiné, savonneux, soyeux, uni, velouté, velu, vernis, visqueux…

À la manipulation : acéré, ajusté, allongé, anguleux, aplati, arrondi, bombé, courbe, court, creux, encombrant, dense, dévié, difforme, droit, élastique, épais, étroit, ferme, fin, flexible, fragile, grand, gros, haut, lâche, large, long, menu, mince, ondulé, petit, plat, pointu, profond, racorni, raide, résistant, rigide, saillant, serré, sinueux, solide, souple, tendre, tordu, touffu, uniforme, volumineux…

Avec tout le corps : aéré, bouillant, brûlant, chaud, étouffant, frais, frisquet, froid, gelé, glacé, glacial, humide, léger, lourd, moite, mouillé, pesant, plein, rempli, sec, tiède, torride, venteux, vide…

Au goût, à l’odorat : acide, acidulé, âcre, aigre, amer, âpre, assaisonné, aromatisé, capiteux, compact, consistant, coriace, doux, élastique, éthéré, délicat, doux, épicé, fin, fort, huileux, juteux, liquide, liquoreux, moelleux, pâteux, pétillant, piquant, pimenté, poivré, rance, relevé, salé, savoureux, suave, succulent, sucré, sûr, tendre, vaporeux, velouté…

 

toucher5
toucher 5

 

  • avec brutalité : appuyer, cogner, frotter, heurter...
  • avec douceur : caresser, câliner, enlacer, flatter, chatouiller...
  • avec insistance : tripoter, palper, pétrir, presser, malaxer, tâter, tripatouiller...
  • avec légèreté : effleurer, frôler, glisser...
  • avec hésitation : tâtonner... + : gratter, pincer, taper, tapoter, frictionner, masser...

 

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toucher 6

 

AUDITION

Développement auditif

Pour un enfant aveugle, l’écoute est primordiale. On pense souvent que parce que l’enfant est aveugle sa sensibilité va se développer. C’est faux. Souvent, c’est même l’inverse qui se produit. Comme ils ne peuvent pas voir ce qu’ils entendent pour savoir d’où vient le son, certains enfants se désintéressent des sons qui les entourent ou alors ils s’y intéressent tellement qu’ils sont déconcentrés par n’importe quel bruit.

Avec de l’aide, un enfant aveugle peut apprendre à écouter différemment ; il doit développer sa capacité d’écoute de façon à reconnaître tous les sons. S’il y a trop de sons qu’il ne connaît pas, il risque de renoncer à identifier ce qu’il entend.

Il y a des compétences à acquérir :

  • Identification
  • Interprétation
  • Localisation
  • Écholocation

Il n’est pas suffisant d’identifier un son venant par exemple d’une voiture ; l’enfant doit aussi interpréter le son et comprendre qu’il y a une route, la localiser.

Parce qu’un bon contrôle de la tête et une bonne posture assise sont importants pour lire le braille avec aisance, il est aussi important de réussir à attraper un objet sur la base d’indices sonores.
 

Identifier les sons

Exemples d’activités

Commenter tout ce que l’on fait

  • Écouter les bruits familiers de la cuisine. Expliquer quel bruit cela fait quand on verse, remue, coupe... Aider à identifier les bruits des légumes que l’on coupe, le bouillonnement de l’eau, laisser deviner que l’on fait de la friture...
  • Faire comprendre les dangers de la cuisine : l’eau qui boue, le lait qui déborde, le gaz oublié, les projections de graisse ….
  • Faire deviner ce que l’on fait : mélanger de la pâte, verser de l’eau, mettre son manteau, utiliser une machine à coudre…
  • Faire deviner ce que l’on tape avec une cuillère : une assiette, un verre, une table, une boîte de conserve, une bouilloire, un radiateur...
  • Faire reconnaître les bruits de différents ingrédients dans une boîte : riz, sable, boutons, bouchons de bouteille, polystyrène, cailloux…
  • Collectionner des coquillages et écouter la mer à l’intérieur
  • Trouver de petites pièces de métal, plastique, bois, papier, feutre, tuyau et faire découvrir les bruits faits en les secouant, grattant, tapant, frottant...
  • Enregistrer des sons et les faire ensuite identifier sous forme de jeux : cassette des bruits de la cuisine, cassette des bruits du jardin, cassette des bruits de la rue, cassette des bruits du salon...
  • Enregistrer les séquences sous forme d’histoire. Exemple : l’histoire du père qui revient du travail = une voiture qui s’arrête, une porte qui claque, une clé dans la serrure et la porte qui s’ouvre. Montrer les différences de bruit de fonds entre les enregistrements de la rue et ceux de la maison.
  • Faire écouter des sons d’animaux. Il existe par exemple des cassettes audio de chants d’oiseaux. On peut aussi attirer les oiseaux du jardin en mettant un nichoir, du pain sur le rebord de la fenêtre...
  • Jouer à « Jacques a dit » en demandant de reproduire le ton, volume, rythme, profondeur de la voix.
  • Faire reconnaître le maximum de sons de moteurs : voiture, camion, moto …
  • Emmener l’enfant dans les transports publics pour commencer à lui en donner l’habitude. Il est parfois tentant de rester à la maison quand il fait mauvais mais les sons sont différents et votre enfant aura besoin d’interpréter les sons quelles que soient les conditions climatiques.
  • Sortir se promener pour écouter. Vous pouvez encourager votre enfant à utiliser les indices donnés par son odorat : le gazon fraîchement coupé, l’eau de pluie, le côté salé du vent marin…

 

Interpréter les sons

Exemples d’activités

  • Sortir la poubelle avec l’enfant. Écouter passer le camion à ordures. Lui faire remarquer que les poubelles ne font pas le même bruit quand elles sont pleines que quand elles sont vides. Écouter le camion redémarrer une fois que les poubelles sont vides. Après quelques fois, l’enfant aura compris l’enchaînement des sons et des tâches.
  • Faire écouter les pas d’une personne. Deviner si c’est une femme ou un homme (les hommes ont en général une démarche plus lourde, plus longue, ils ont souvent des pièces et/clés dans leurs poches…). Certaines femmes portent des talons, les jupes font un bruit particulier en marchant…. L’enfant pourra aussi reconnaître les pas des gens qui lui sont familiers.
  • Trouver dans la maison les sons particuliers qui aident à s’orienter : horloge, aération, réfrigérateur…Les sons des couverts que l’on débarrasse indiquent la cuisine, le son de la chasse d’eau indique les toilettes, l’eau qui coule peut indiquer la salle de bain, une télévision sera très probablement dans le salon…
  • Jouer à reconnaître les voix des personnes familières
  • Faire identifier les humeurs au ton de la voix : dire « viens me voir » avec un ton gai, triste, amical, en colère, préoccupé… Deviner l’humeur d’un acteur de film…
  • Faire écouter, reconnaître et imiter les différents accents, en expliquant toutefois que cela peut être impoli de le faire en présence de la personne imitée


Localiser les sons

Exemples d’activités:

À moins que l’enfant n’ait une acuité auditive insuffisante, il doit pouvoir localiser un son continu ou une voix.

Placer une alarme sur le sol avec un jouet juste à côté. Demander à l’enfant de démarrer de l’autre côté de la pièce et de se diriger vers le son pour trouver le jouet. Répéter de nombreuses fois en coupant l’alarme de plus en plus tôt pour apprendre à l’enfant à localiser un son de plus en plus vite et à se diriger vers lui

Demander à l’enfant de vous suivre à la voix à partir de différents endroits d’une pièce. Lorsque il est assis au milieu d’une pièce, se déplacer doucement et taper dans les mains, lui demander où vous êtes (devant, derrière, sur la gauche,…), près de quoi vous êtes (à la porte, à côté de…), lui demander de pointer son doigt dans votre direction, de se lever et de venir vous rejoindre

Jouer à la chasse au trésor. Faire toutes sortes de bruits (taper sur un tambour, frotter 2 cuillères, claquer des doigts…) alors que l’enfant essaie de trouver par exemple un réveil dont il doit empêcher l’alarme de sonner

Jouer à la balle à clochettes en se l’envoyant l’un après l’autre

Demander à l’enfant de trouver la caisse, les surgelés... au supermarché. Les changements de température peuvent aider. On peut jouer aussi à reconnaître les rayons légumes, fruits, la boulangerie, les rayons poissons, viande, fromages...

 

Pratiquer l’écholocation


Exemples d’activités:

L’echolocation est la compétence que développe un enfant aveugle, elle permet de repérer un obstacle avant de se cogner. Certains enfants développent cette compétence naturellement.

Si vous fermez vos yeux et marchez vers un mur, quand vous vous en approchez, vous pouvez ressentir une certaine pression sur votre visage, vous indiquant que vous êtes près du mur. On l’a appelé « le sixième sens » des aveugles. En fait, les recherches ont démontré qu’il s’agit d’un sens lié à l’audition.

Un enfant aveugle peut percevoir la différence quand il rentre dans une pièce. Les sons autour de lui sont renvoyés par les murs. Ainsi, la plupart des enfants aveugles peuvent marcher dans un couloir sans toucher les murs, et ceci grâce à l’écho.

Beaucoup d’enfants aveugles font du bruit pour faire de l’écho sans vraiment réaliser pourquoi ils le font.

La clé pour améliorer cette technique est d’en faire un jeu pour que l’enfant prenne conscience du phénomène et apprenne à l’utiliser sciemment :

  • Marcher vers un immeuble en s’arrêtant pour claquer dans les mains tous les quelques pas
  • à 100 m., on entendra un click une demie seconde environ après avoir tapé dans les mains
  • en se rapprochant, le click intervient plus rapidement
  • à environ 40 m., on ne peut plus entendre de click séparé mais on a une impression de résonance.
  • à 10 m., le son renvoyé est plus étouffé
  • à 2 m., c’est encore différent


Combiner identification, interprétation, localisation et écholocation:

  • écouter les bruits de voiture. À partir d’un son de voiture qui s’arrête, l’enfant évaluera la distance qui le sépare de la route. Une voiture tournant donnera par exemple une indication sur la présence d’un trottoir
  • écouter les changements de vitesse (ralentissement, côte).
  • écouter les bus ralentir pour localiser l’arrêt de bus
  • identifier les routes chargées et les routes non chargées. Les bus roulent en général sur les routes chargées

Aider l’enfant à utiliser l’ombre sonore. Quand on attend derrière un arrêt de bus, le bruit fait par la circulation semble étouffé car la vitre de l’abri agit comme une barrière pour les ondes sonores. Avec de la pratique, cette méthode peut être utilisée pour détecter par exemple un camion garé

Demander à son enfant quand on traverse la route si il pense que l’on peut traverser. C’est une compétence qui demande l’aide d’un instructeur en locomotion

Identifier dans un espace ouvert les échos et lui demander s’il peut dire quand on passe par exemple devant l’entrée du supermarché, devant un auvent... Avec des enfants entraînés, on pourra essayer de détecter quand on passe à côté d’un lampadaire.
 

Motricité fine

Certaines activités motrices peuvent être encouragées pour faciliter l’acquisition du braille. Il faut aussi apprendre à utiliser les doigts selon deux fonctions : guide et détection.

Quelques concepts importants :

  • démarrer/arrêter
  • vite/lentement
  • tirer/pousser
  • gribouiller/tracer
  • plier
  • ouvrir/fermer
  • glisser
  • rouler
  • tenir
  • insérer
  • poser
  • s’asseoir
  • presser
  • tourner
  • suivre


Au quotidien, différentes activités permettent d’acquérir peu à peu les gestes efficaces.

  • Préhension avec la paume de la main
  • Serrer un jouet
  • Malaxer de la pâte à modeler
  • Sortir un objet de sa boîte
  • Dessiner
  • Ramasser
  • Poncer
  • Utiliser une pelle à gâteau
  • Utiliser un perforateur
  • Préhension avec le pouce et les doigts
  • Enfiler des perles
  • Tenir du papier pour le couper
  • Utiliser des crayons, stylos, pinceaux
  • Utiliser un bâton de colle pour des projets artistiques
  • Écraser de la pâte à modeler entre le pouce et les doigts
  • Utiliser des panneaux alvéolés avec des picots (type Coloredo)
  • Construire des tours avec des cubes
  • Tourner les pages d’un livre
  • Faire des pliages
  • Mettre des formes dans des boîtes à formes (trieurs)
  • Trier différentes tailles de trombones
  • Boutonner, remonter les fermetures éclair sur son propre corps
  • Pince = préhension + pression
  • Claquer du bullpack
  • Ramasser de petits objets
  • Attacher des lacets
  • Utiliser des punaises
  • Coudre
  • Enfiler des perles
  • Mettre des pions dans des tableaux à trous
  • Remonter le mécanisme d’un jouet mécanique
  • Mettre des pièces dans une petite fente
  • Mettre des pinces à linges sur des bords de boîtes
  • Lâcher
  • Donner un objet sur demande
  • Empiler boîtes, blocs, seaux...
  • Trier
  • Placer des objets dans une boîte
  • Rotation des doigts
  • Assembler des écrous et des boulons
  • Utiliser des écrous à papillons
  • Rouler des serpents et des boules de pâte à modeler
  • Attacher un trombone sur une feuille
  • Tracer les contours d’un objet
  • Tenir du papier avec une main et agrafer avec une autre
  • Tenir un bol pendant que l’on remue avec une cuillère
  • Force dans la main et dans les doigts
  • Déchirer et émietter du papier
  • Mettre des pinces à linge sur les bords des boîtes de conserve
  • Tirer sur des élastiques
  • Manipuler de la pâte à modeler
  • Serrer un tube de colle
  • Utiliser une agrafeuse en la tenant dans la main
  • Utiliser une agrafeuse en appuyant
  • Utiliser un rouleau à pâtisserie
  • Utiliser un perforateur
  • Utiliser un marteau
  • Assembler, désassembler des legos
  • Malaxer des balles anti-stress
  • Toucher léger / effleurement
  • Faire des exercices de relaxation (si le corps est tendu, les doigts seront incapables de toucher légèrement)
  • Mettre du coton sous les doigts de l’enfant en lui demandant de les bouger le long d’une page
  • Apprendre à gratter les points braille
  • Rotation du poignet
  • Monter / baisser le volume en tournant les boutons de la radio ou de la chaîne Hi-Fi
  • Mettre et ôter un couvercle de casserole
  • Mélanger la nourriture dans un bol ou un plat
  • Ouvrir les robinets
  • Remonter la clé d’un jouet mécanique
  • Tourner tout bouton
  • Creuser un trou dans le sable
  • Peindre avec les doigts
  • Trouver des objets cachés dans le sable
  • Ouvrir l’emballage d’un bonbon
  • Verser d’une bouteille à une autre ou d’un plat à un autre
  • Utilisation d’un doigt isolé, le pointer du doigt
  • Faire des empreintes dans la pâte à modeler
  • Presser une touche sur un magnétophone
  • Jouer d’un instrument
  • Tourner le cadran d’un ancien téléphone
  • Planter des punaises dans le liège
  • Faire le contour d’un pochoir
  • Utiliser d’autres appareils électriques

 

Utilisation bilatérale des mains

Pratiquement toutes ces activités impliquent l’utilisation d’une main pour tenir l’objet et de l’autre main pour manipuler, ce qui est difficile pour les enfants avec handicaps visuels

  • Enfiler des perles
  • Tirer un bout de ruban adhésif
  • Déchirer du papier
  • Visser et dévisser les couvercles
  • Couper du papier
  • Utiliser un perforateur
  • Poncer
  • Utiliser une règle pour faire un trait
  • Tenir un contenant avec une main pour y placer un objet avec une autre
  • Tenir un jouet d’une main pour y jouer avec l’autre
  • Assembler un puzzle en tenant le support d’une main et en mettant les pièces de l’autre
  • Peindre avec les doigts
  • Suivre un bout de fil de laine
  • Suivre une paille collée sur du papier

 

Mémoire

Quand on ne voit pas, la mémoire est essentielle car c’est elle qui permet de retrouver facilement ses affaires, de remplacer la prise de courtes notes, de jouer un morceau sans recours à une partition, de reconstituer mentalement ce que l’on ne peut percevoir que détail par détail, de connaître un trajet, de lire…

L’apprentissage du Braille implique plus que de fins jugements tactiles, car la lecture implique le langage ainsi que le processus de mémorisation.

Exemples d’activités pour développer le langage et la mémoire:

  • Trouver des mots par une dictées de bruits : plusieurs instruments ou objets différents signifient chacun une syllabe ou, plus tard, une lettre (tambourin = PA, triangle = RE…)
  • Repérer une syllabe précise dans une chanson ou une comptine.
  • Chanter une chanson en remplaçant toutes les voyelles par la même voyelle, même chose ensuite avec les consonnes. Ex : « buvons un coup ma serpette est perdue, mais le manche est revenu » donne « bavaz’ a ca ma sarpat’ a parda, ma la mach’ a ravana » ou « mumon min mou ma mèmè mè mèmu, mè me man mè mememu.
  • Retrouver le détail qui change dans une histoire racontée (on se trompe exprès)

 

Faire des jeux où, à chaque son, correspond une action à faire (notes de musique…)

  • Jeu du roi : l’enfant n’accepte un cadeau (imaginaire !) que si l’on entend dans le nom de ce cadeau le son recherché.
  • Jacques a dit...
  • Retrouver l’intrus dans une liste de mots (qui commencent par la même lettre, ou se terminent par la même syllabe, ou comporte tous le son « o », etc…)
  • Dire un mot, l’enfant le répète et y ajoute un autre mot, on répète les 2 mots + 1, et ainsi de suite jusqu’à ce que l’un des 2 se trompe dans la liste.
  • Trouver chacun son tour un mot pour créer des suites comme « 3 petits chats, chapeau de paille, paillasson, somnambule, etc…)
  • Trouver chacun son tour un mot d’une même famille : légume, moyen de transport, mot commençant par « ca », etc… Le 1er qui sèche a perdu
  • S’arrêter avant la fin d’une comptine pour permettre à l’enfant d’anticiper la suite.


Corps

Quand on ne peut pas regarder faire les autres, comment comprendre et maîtriser son corps ?
 

Objectifs des activités ludiques:

  • Connaître les noms des différentes parties de son corps
  • Savoir comment les différentes parties de son corps peuvent se mouvoir
  • Comprendre comment il peut utiliser son corps de différentes façons par exemple pour courir ou sauter
  • Sentir dans quelle position se trouve son corps à n’importe quel moment
  • Savoir utiliser son corps pour agir sur son environnement : tirer, pousser, lancer…

Pour le braille, il est indispensable que l’enfant ait une stratégie de recherche systématique pour trouver un objet à sa portée de manière à le préparer à la manipulation de livres et à ses explorations futures de pages.
 

Mouvements et connaissance du corps

  • Jouer à des jeux où l’enfant doit s’étirer en hauteur, en largeur, se rouler en boule, se plier en deux, se mettre au garde à vous, s’asseoir en tailleur, marcher à quatre pattes… L’encourager à s’étirer le plus loin possible pour atteindre un objet à partir d’un point fixe.
  • Nommer autant de parties du corps que possible, d’abord sur lui-même ensuite sur soi ou sur une poupée ( de type Action-Man, Barbie ou autres ). On pourra par exemple nommer les cinq doigts de la main : pouce, index, majeur, annulaire, auriculaire.
  • Jouer à « imite-moi », jeu dans lequel on bouge un membre (par exemple un bras ou une jambe) et où l’enfant doit sentir la position et reproduire le mouvement. On peut aussi s’essayer à ce jeu avec une poupée.
  • Jouer à « Jacques a dit ». Jacques a dit de lever les bras ou de taper du pied, l’enfant doit le faire. Si l’enfant ne connaît pas sa droite de sa gauche, on peut au début lui mettre un gant sur une de ses deux mains pour qu’il identifie la main à bouger.
  • Faire une découpe du corps de l’enfant en carton ou papier et la punaiser sur un mur. Cela peut parfois être difficile à obtenir de l’enfant mais si l’on réussit à faire le contour de sa silhouette et à la découper, on dispose ensuite d’une référence pour montrer à l’enfant de combien il a grandi et forci.
  • Jouer avec de la pâte à modeler en lui demandant d’essayer de se représenter lui-même
  • Faire des masques en papier mâché pour apprendre les détails du visage.
  • Jouer à un jeu d’imitation où l’enfant peut marcher à pas feutrés comme un chat, ramper comme un vers, marcher comme un soldat, sauter comme un kangourou
  • Jouer au jeu « suis-moi » en se déplaçant d’une certaine façon et en demandant à l’enfant de reproduire l’image qu’il en a.
  • Saisir toutes les opportunités pour essayer de nouvelles façons de bouger :
  • Faire un parcours avec des obstacles en utilisant des meubles ou des jeux pour enfant. L’enfant devra grimper ou ramper.
  • Rouler sur une pente herbue, éclabousser, nager, monter à vélo
  • Trouver un bac à sable pour essayer le saut en longueur
  • Trouver un petit muret à escalader ou d’où sauter
  • Utiliser un vieux matelas comme trampoline
  • Jouer dans une piscine à balles ou dans les structures gonflables de centres commerciaux ou de centres de loisirs.
  • Courir normalement. Comme il ne peut pas voir les autres enfants courir, l’enfant aveugle ne peut adopter un style naturel. Il est courant de voir un enfant aveugle commencer à courir en ayant les jambes raides. Délimiter par exemple un périmètre avec une corde arrivant au niveau de la taille pour que l’enfant puisse courir librement sans crainte de se cogner.
  • Développer son équilibre en jouant avec des échasses, des échasses à ressort, des rollers. Les skateboard permettent aussi de développer le sens de l’équilibre. On peut démarrer assis et ensuite progressivement de lever.
  • L’encourager à grimper. Utiliser les murs d’escalade dans les parcs avec un sol adapté
  • Attraper et faire rebondir une balle en utilisant une balle sonore de préférence au début. Jouer au football avec une balle sonore
     

Maîtrise du corps dans l’espace

  • Se mesurer, mesurer la famille et les amis en conservant la hauteur au moyen de marques tactiles successives (entailles, …).
  • Mesurer la longueur, la largeur et la hauteur d’une pièce : « est ce que c’est plus loin que de la cuisine à la salle de bains ? »
  • Constituer une collection d’empreintes des mains et pieds de l’enfant sur une période de plusieurs mois pour lui permettre de comprendre qu’il grandit. Utiliser ses empreintes pour comparer la taille des choses par rapport à ses mains.
  • Estimer la largeur et la hauteur du trottoir, la longueur d’une voiture en comparant avec sa taille et les objets familiers
  • Développer le sens du temps qu’un parcours prend. Cela est plus utile qu’une distance en mètres que l’enfant aura du mal à se représenter pour les longues distances
  • Jouer à des jeux qui utilisent vers la gauche, vers la droite, vers le haut, vers le bas, vers l’avant, vers l’arrière. Suivre avec exactitude les ordres donnés. Ultérieurement, sauter en l’air en faisant un tour complet.
  • Suivre le mur et ses coins sans les toucher.
  • Jouer à la chasse au trésor où l’enfant enterre le trésor à un endroit du jardin, s’éloigne ensuite pour le retrouver.

 

Développement de la confiance en soi

  • Pousser un camion ou un chariot devant soi. Ainsi, c’est le chariot qui percute le mur et pas l’enfant et cela devient ludique.
  • Utiliser des coussins comme protection dans les espaces de jeux, les espaces de « bazar ».
  • Expérimenter différents type de surfaces comme le sable et l’herbe qui sont des surfaces sur lesquelles il est agréable de courir.
  • Mettre des surprises sur le chemin par exemple du papier à bulles, des pots de yaourt, de la cellophane…
  • Traîner sa main le long des murs et en deviner le revêtement (papier peint, briques, béton, grilles en fer, palissades en bois). Décrire à l’enfant les matières lui permet de comprendre pourquoi certains murs renvoient l’écho différemment.
  • Montrer le mobilier urbain durant les promenades (lampadaires métalliques froids et ronds…). Expliquer de quoi il s’agit et compter les pas jusqu’au suivant par exemple. Les panneaux de signalisation ont une circonférence plus petite, expliquer à quoi ils servent, cela permet de faire comprendre par exemple quand et pourquoi on peut garer la voiture.
  • Appeler d’une cabine téléphonique. Toucher l’extérieur et l’intérieur. A l’intérieur, faire remarquer comme les bruits de la rue sont étouffés et dès que la porte est ouverte, comme ils deviennent plus forts.
  • Envoyer une lettre. Toucher la boîte à lettres et les différents types de boîtes à lettres.
  • Explorer les troncs d’arbre. En touchant différents types de troncs d’arbre, l’enfant se construit une représentation mentale de ce qu’est un arbre avec ses différentes tailles et ses écorces très rugueuse ou très lisses.

 

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fonte: Enfant Aveugle

 

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14.Set.2015
publicado por MJA